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Archives pour juillet 2019

Par accident, Harlan Coben

                L’officier Napoleon Dumas, dit Nap, exerce la justice à sa façon quand il s’agit de punir le mari d’une femme battue. Il prend à témoin son frère jumeau, Leo, mort sur une voie ferrée quinze ans plus tôt, avec sa petite amie Diana. A l’époque, on a conclu à un suicide, mais Nap refuse cette vérité. Cette affaire ressurgit quand Rex, policier et ancien camarade de lycée, se fait tuer par un homme divorcé qu’il essayait de piéger pour lui enlever la garde de ses enfants. Mêmes méthodes expéditives que son collègue ! A ces côtés, une femme dans laquelle Nap reconnaît Maura, son ex-amour de jeunesse disparue depuis quinze ans aussi et qu’il n’a jamais pu oublier. Un autre ancien camarade de classe, Hank, à l’esprit perturbé, disparaît à son tour. Que signifient ces coïncidences ? Nap enquête, de plus en plus persuadé que son frère et Diana ont été assassinés. En fouillant dans le passé, il découvre que Leo et ses amis appartenaient à un club fermé qui s’était approché d’un peu trop près d’une base militaire cachant des missiles nucléaires et peut-être d’autres secrets. Il va trouver des réponses à ses questions, découvrir la véritable personnalité de ses proches et mettre à jour une réalité qui est loin de lui faire plaisir.

                Des personnages à la psychologie peu approfondie, des problèmes de société abordés sans être développés. Le roman d’Harlan Coben, Par accident, est un policier dont l’intérêt ne porte que sur les rebondissements de l’intrigue.

Les victorieuses, Laetitia Colombani

                Ce livre raconte deux destins parallèles à quelques années d’intervalle. Celui de Blanche Peyron qui, avec son mari, a fondé le Palais du Peuple dans le quartier des Gobelins, à Paris, pour recueillir les sans-abris et qui est devenue commissaire de l’Armée du Salut. C’était en 1926. Aujourd’hui, dans le même lieu, qui est devenu un foyer pour femmes en difficulté, Solène, sur les conseils de son médecin, fait du bénévolat pour soigner sa dépression. Elle devient un écrivain public chargé de rédiger lettres et autres documents administratifs pour des femmes en détresse. L’avocate à la brillante carrière, qui défendait les puissants en butte à des questions financières, découvre un autre monde dont elle n’imaginait pas l’existence et où les problèmes sont d’un ordre différent. En face d’elle, des femmes seules et en souffrance. Il y a celle qui réclame deux euros au supermarché car ses fins de mois sont trop justes. Celle qui fuit la Guinée, abandonnant son fils pour que sa petite fille, Sumeya, ne soit pas excisée. Des femmes mutilées, battues, des toxicomanes, des prostituées, des femmes fuyant des pays en guerre ou aux traditions castratrices. La jeune Cynthia qui jette son mal-être à la face du monde, après avoir passé son enfance de foyers en familles d’accueil, puis s’être vu retirer la garde de son enfant qui aurait pu la sauver.

                Quand Solène n’est pas bien, ce sont ces femmes malmenées par la vie qui la consolent en l’entraînant à leur cours de zumba. Cruelle prise de conscience pour la victime du « burn-out » qui atteint uniquement les gens de sa classe sociale. Elle s’interroge : est-elle légitime pour s’occuper de ces femmes, elle qui a accepté cette activité en guise de thérapie ? Elle se demande même si elle est vraiment utile dans ce foyer où finalement elle consent à jouer ce rôle d’écrivain public qui lui permet de faire sa part, comme le colibri qui, goutte à goutte, contribue à éteindre l’incendie de la forêt.

                Après La Tresse et toujours dans la même veine féministe, Laetitia Colombani brosse le portrait de quelques femmes choisies pour leur force et leur courage. Roman plein de bons sentiments, mais que l’on peut conseiller à ceux qui ferment la porte aux migrants pour qu’ils comprennent que la fuite de ces personnes qui quittent leur pays en voyageant des mois et des mois au risque de leur vie, est toujours justifiée.

Mariachi Plaza, Michael Connelly

                 A la veille de la retraite, Harry Bosch fait preuve d’autant d’acharnement dans son travail et il va le prouver dans sa nouvelle enquête sur une affaire non résolue.

                Dix ans après avoir reçu une balle dans la colonne vertébrale, un musicien, qui s’exposait sur Mariachi Plaza pour se faire embaucher, meurt après de multiples infections et l’amputation de ses quatre membres. Il s’agit d’un homicide d’autant plus odieux et injuste qu’il semble que le tireur se soit trompé de cible. Le « vieil » inspecteur, avec sous sa protection une jeune recrue prometteuse, Lucia Soto, va tenter d’élucider cette énigme, avec le caractère bien trempé qu’on lui connaît. Une étude minutieuse des dossiers, un esprit de déduction, une intuition aiguisée après des années de pratique sont autant de qualités qui vont l’aider à trouver le coupable, avec tout un réseau de relations toujours prêtes à lui rendre service.

                Harry Bosch, cependant, n’est pas exempt de défauts. S’il ne craint pas de s’attaquer aux puissants de Los Angeles, et de bousculer sa hiérarchie un peu trop timorée à son goût, il lui arrive d’enfreindre les règles pour arriver à ses fins. On le voit crocheter la porte du bureau d’un policier avec un trombone pour emprunter un dossier indispensable à son enquête. Il est capable par contre de reconnaître le courage d’une collaboratrice qu’il va conseiller et protéger sans concession aucune. Lucia, la nouvelle venue, se révèle aussi honnête et aussi déterminée que lui quand il s’agit de trouver un meurtrier. C’est pourquoi, il va l’aider à résoudre un « cold case » qui la touche de près. Tous deux forment une équipe soudée, partageant les mêmes valeurs et la même façon de travailler. Notons aussi que, dans ce roman, Harry Bosch se montre un père soucieux, inquiet pour les fréquentations de sa fille qui le trouve souvent un peu trop intrusif.

                Et toujours en toile de fond, L.A., ses embouteillages légendaires et sa haute société au-dessus des lois, ce qui est insupportable pour le héros de Michael Connelly dont la devise est : « Tout le monde compte ou personne ».


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