L’étrangleur d’Edimbourg, Ian Rankin

                Premier roman d’une série qui met en scène l’inspecteur John Rebus. Nous faisons donc sa connaissance. Divorcé de Rhona, il a une fille de 12 ans, Sammy, qui veut se faire appeler Samantha maintenant qu’elle est grande. Les relations avec sa femme ne sont pas très bonnes, mais il a du plaisir à voir sa fille de temps en temps. Bougon, addict à la cigarette, il traîne ses chemises à la propreté douteuse dans les bars glauques de la capitale où il abuse du whisky. Des images du passé le hantent régulièrement et le renvoient dans une cellule où il semble avoir beaucoup souffert quand il était dans le Special Air Service. Mais, les souvenirs restent flous. Autour de lui, il y a son frère, Michael, hypnotiseur comme son père, qu’il rencontre rarement et soupçonné de trafic de drogue. Dans son travail, il est entouré du commissaire Anderson, son supérieur hiérarchique, qui se trouve être aussi le père du nouvel amant de son ex-femme. Il commence une relation avec Gill Templer, policière chargée de la communication avec la presse, qui lui apporte un peu de tendresse dans sa vie de célibataire asocial. Souvent sur son chemin, le journaliste Jim Stevens le surveille, persuadé qu’il est impliqué dans les sales affaires de son frère.

                Tous ces personnages vont jouer un rôle important bien sûr dans l’enquête qu’il est en train de mener sur les meurtres de trois petites filles que l’on retrouve étranglées dans Edimbourg. Rebus mettra du temps à s’apercevoir qu’il y a un lien étroit entre ces morts odieuses et les lettres anonymes qu’il reçoit et qui se présentent sous la forme d’énigmes incompréhensibles pour lui. Que vient faire la ficelle avec un nœud, présente dans toutes les enveloppes ? Quand il prend conscience que la solution à ses recherches réside peut-être dans son passé traumatisant à l’armée, il accepte de se faire hypnotiser par son frère, pour faire ressurgir des moments douloureux mais éclairants.

                Le roman a du mal à démarrer avec les états d’âme du commissaire qui sont un peu pesants, mais le rythme s’accélère quand Rebus se trouve impliqué personnellement. Eloigné de l’enquête pour cette raison, il la poursuit seul, de son côté, et nous découvrons alors un inspecteur entêté et efficace. En toile de fond figure Edimbourg où Rebus nous entraîne loin des lieux touristiques et où la pluie est toujours au rendez-vous : « A Edimbourg, la pluie était digne du jugement dernier. Elle imprégnait les os, les murs des immeubles et la mémoire des touristes. » L’atmosphère est créée.

0 commentaire à “L’étrangleur d’Edimbourg, Ian Rankin”


  1. Aucun commentaire

Laisser un commentaire



Nonobi |
Aquareliane |
Bawhkalam |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Tasnimafrances
| Tousmeslivres
| Souvenance.