Archives pour août 2014

Faillir être flingué, Céline Minard

                Céline Minard nous entraîne dans de vastes étendues désertiques, suivies de collines boisées traversées par des ruisseaux pourvoyeurs de truites. Ces paysages grandioses sont parcourus par des Indiens, des migrants qui traversent le Far West en chariot, des pilleurs de diligence, des voleurs de chevaux, une jeune fille qui erre après avoir perdu ses parents et tous les gens de son campement, morts de variole, contaminés par le vaccin chargé d’empêcher cette maladie. Nous participons à leur vie quotidienne et à la lutte pour leur survie : un jour à l’affût d’une antilope pour assurer le repas, un autre à la recherche d’un point d’eau pour étancher la soif ou d’un abri rocheux pour passer la nuit. Nous affrontons avec eux les orages et les intempéries et nous assistons à l’incinération d’une grand-mère, chez les Indiens Crows, morte au cours de la traversée de l’Amérique. Tout ce monde disparate se retrouve dans une ville peuplée de tentes et de baraques où le saloon attire les voyageurs avides de boissons, de femmes et de distractions diverses. Là, ils font une pause qui sera définitive pour la plupart d’entre eux puisqu’ils vont, ensemble, construire une ville nouvelle où un début de civilisation s’installe avec la création de bains que les cow-boys découvrent avec délice et d’une blanchisserie tenue par des Chinois et où les premiers couples se forment.

                Céline Minard nous propose ici un pur western avec tous ses ingrédients. Elle a évité les guerres entre les Indiens et les cow-boys. Même si la violence existe et si les saloons ne sont pas exempts de bagarres viriles, elle a préféré insister sur l’entraide et la solidarité qui s’opèrent dans ces milieux sauvages, pour soigner un blessé ou partager de l’eau et un repas. Elle montre des hommes endurcis par leur existence proche de la nature qui ne sont pas insensibles à la musique et qui savent apprécier les sons harmonieux d’une contrebasse ou les peintures rupestres laissées par de lointains ancêtres sur les murs de quelque grotte.

Transatlantic, Colum Mc Cann

                Ce roman est un va-et-vient entre l’Amérique et l’Irlande, de 1845 à 2011. Les chapitres, semblables à des petites nouvelles, racontent l’histoire d’un personnage différent qui, à un moment ou un autre, a fait la traversée. Ils se succèdent sans lien apparent entre eux jusqu’à ce que le lecteur s’aperçoive que les destins s’imbriquent les uns dans les autres.

               Cela commence avec ces deux pilotes d’un ancien bombardier qui volent au-dessus de l’océan Atlantique, sans faire escale, bien loin du confort et des outils technologiques sécurisants du monde contemporain et qui, à l’arrivée, découvrent la beauté d’une nature sauvage mais accueillante. Frederick Douglass, ancien esclave, autodidacte, devenu écrivain, suit la même voie pour prêcher l’abolition de l’esclavage et collecter des fonds. Quelle n’est pas sa surprise en constatant que l’esclavage peut prendre diverses formes ! Il s’étonne de rencontrer, en Europe, des ouvriers exploités et mourant de faim, à la veille de la Grande Famine. Le sénateur Georges Mitchell, lui, fait des allers-retours incessants, entre New York, Londres et Belfast, délaissant sa jeune épouse et son bébé de un mois, pour participer au processus de paix engagé dans ce pays ravagé par la guerre civile. C’est ensuite le parcours de Lily que nous allons accompagner, Lily la jeune domestique qui avait croisé Frederick Douglass et qui quitte l’Irlande pour fuir des parents alcooliques, des taudis et la servitude, bref une vie de malheurs qu’elle va essayer d’oublier en s’installant dans le pays de la liberté. Mais, ce n’est pas une existence facile qui l’attend là-bas. Elle s’engage dans un hôpital de fortune pour soigner les blessés pendant la Guerre de Sécession jusqu’au jour où elle tombe sur le corps inanimé de son jeune fils. Elle rencontre pourtant le bonheur en épousant le conducteur de chariot qui transportait les soldats et elle a six enfants avec lui. Leur commerce de glace prospère mais encore une fois, elle doit affronter d’autres épreuves puisque son mari et deux de ses enfants se font tuer par des blocs de glace qui se sont décrochés de leur nouvelle glacière. Pourtant, cette mère-courage réagit en prenant le relais, en allant vendre la marchandise le jour même de la catastrophe et en montant une nouvelle entreprise qui la conduira jusqu’à la réussite. Elle croise de nouveau l’ancien esclave, Frederick Douglass qui œuvre toujours pour la démocratie dans son pays et qui, maintenant, se bat pour que les femmes, si actives pendant la période de l’abolition de l’esclavage, puissent, elles aussi, obtenir le droit de vote. Deux beaux portraits se rencontrent, qui luttent dans le même sens, pour le progrès. La fille de Lily, Emily Ehrlich et sa fille, Lottie, font le trajet inverse. Elles sont journalistes toutes les deux, l’une écrit, l’autre prend des photos et elles partent sur les traces des deux pilotes dont elles avaient couvert l’aventure, plusieurs années plus tôt. Les conditions ont bien changé : alors que leur aïeule dormait sur une paillasse dans l’entrepont, les deux voyageuses peuvent profiter d’une cabine luxueuse et confortable. Lottie choisit de se marier et de s’installer en Irlande où, elle aussi, va connaître la douleur de perdre son enfant, tué sous des balles terroristes. Et le roman s’achève sur le combat de Hannah, la fille de Lottie et l’arrière-petite-fille de Lily, qui sans plus aucune ressource, en 2011, se bat contre les banquiers pour conserver le cottage familial.

               Chaque personnage de ce roman essaie de vivre le mieux possible dans le pays où la vie les conduit. Avec eux, on traverse les différentes époques de l’Histoire à laquelle ils participent de près ou de loin. Beaucoup de similitudes entre ces deux contrées pourtant éloignées. Toutes les deux connaissent les guerres, la misère, la servitude. Pour l’Amérique c’est l’esclavage, la guerre de Sécession, la Prohibition. Pour l’Irlande, c’est la Grande Famine, la guerre civile et la signature d’un difficile accord de paix.

               Colum Mc Cann met en scène des hommes et des femmes qui tentent de composer avec la vie que le destin leur propose. Ils sont courageux, ne baissent jamais les bras dans l’adversité, et ont l’esprit d’entreprise si cher aux Américains, telle Emily qui aime son métier de journaliste mais qui part sans cesse à « la recherche pointilleuse du mot. » Elle utilise une image explicite pour parler de son travail d’écriture : « On déroule la chaîne au-dessus du puits, le seau descend dans l’obscurité. On le remonte vide chaque fois, jusqu’à ce que, au moment le plus inattendu, il arrive à draguer le fond. Porter le précieux chargement à la lumière, puis de nouveau fouiller le néant. » Il se peut que Colum Mc Cann ait travaillé avec le même acharnement pour écrire son roman. En tout cas, il a réussi à nous offrir un texte intéressant non seulement au niveau de l’intrigue et des protagonistes mais aussi au niveau de la langue toujours claire, précise et efficace.

Détails de ce monde, Jean-Claude Carrière

                Jean-Claude Carrière s’intéresse aux détails (ou pas) de ce monde, comme les perles dites à la radio ou à la télévision, l’exploitation cynique du 11 septembre par les médias, les hôteliers, les hommes d’affaires, entre autres, les faits divers ou extraordinaires qui se produisent dans n’importe quel pays du monde et qui attestent souvent de la bêtise humaine. Mais ce qui lui plaît surtout, c’est jouer avec les mots, aussi bien avec leur sens qu’avec leur forme. Maniant l’absurde avec habileté, il détourne les proverbes et déforme les expressions. Il crée des aphorismes fondés sur le bon sens.

                Jean-Claude Carrière nous avait habitués à des textes sérieux sur le bouddhisme, l’esclavage ou d’autres thèmes philosophiques. Mais, cet esprit curieux montre ici, qu’il sait aussi s’amuser en portant un regard ironique sur le monde qui l’entoure.

Réparer les vivants, Maylis de Kerangal

                Cela pourrait paraître une gageure que d’écrire un roman captivant sur le prélèvement d’organes et le déroulement du protocole qui permet de se servir d’un mort pour réparer un vivant. Pourtant, Maylis de Kerangal y parvient parfaitement, comme elle avait su intéresser le lecteur, avec son livre sur les conditions de vie d’un chantier au moment de la construction d’un pont (Naissance d’un pont).

               Elle y arrive en campant des personnages profondément humains, loin de la caricature, et qui évoluent dans la chaîne qui se met en place à partir de l’accidenté jusqu’au receveur. Il y a d’abord le donneur : le jeune Simon Limbres, vingt ans, mort dans un accident de voiture après une matinée de surf ; Claire Méjean, cinquante ans, dont la vie est en sursis avec un cœur complètement usé. Entre eux, toute une série de médecins que l’on saisit à un moment crucial de leur métier, dans un épisode de tension où la moindre faute est à bannir. Cela commence par Pierre Révol, anesthésiste-réanimateur qui prend la décision de l’intervention. Il est assisté de Cordélia Owl, une nouvelle infirmière qui devra oublier la fatigue d’une nuit d’amour. Thomas Rémige, infirmier de réanimation, coordinateur des prélèvements d’organes, qui, pendant ses heures d’astreinte, attend la phrase de Révol : « Un patient du service est en état de mort encéphalique. », pour déclencher la phase suivante des opérations. Lui aussi a une vie en dehors des hôpitaux : il est passionné par le chant et par les oiseaux. Il va jusqu’à emprunter de l’argent à sa grand-mère pour s’offrir une variété rare de chardonneret. Autre maillon de la chaîne, Marthe Carrare, docteur à l’agence de biomédecine, chargée de déterminer, avec un logiciel adapté, les receveurs qui sont en attente d’organes compatibles. Dans la vie, elle apparaît comme une femme libre et très critique vis-à-vis de sa fille qui mène une existence un peu trop rangée à son goût. Harfang, digne descendant d’une longue lignée de médecins, doit pratiquer l’acte chirurgical final, une fois que Virgilio, spécialiste de cardiologie, aura prélevé le cœur de l’accidenté. Tout se met en branle entre le Havre, la ville du défunt, et Paris où une malade est en attente. Mais, il faut attendre l’autorisation des parents du jeune homme qui, dans cette histoire, sont les personnages principaux.

               L’auteur maîtrise également l’évocation des sentiments éprouvés par les différents protagonistes : la douleur des parents, leur colère de perdre un enfant si jeune, leur dignité quand ils doivent prendre une décision contre-nature, le doute de ceux qui sont chargés de faire la difficile demande à la famille effondrée, le professionnalisme des chirurgiens toujours sur leur garde pour ne pas commettre une indélicatesse face aux proches du défunt, l’appréhension du futur pour celle qui attend le don d’organe, la déception quand, au dernier moment, on s’aperçoit que la transplantation n’est pas possible, le respect des vivants mais aussi des morts à qui il convient de rendre toute leur décence une fois que les prélèvements ont été faits. Maylis de Kerangal met en scène un monde de professionnels efficaces à qui on aimerait avoir à faire, dans une situation du même genre.

               Quant à l’écriture, elle est limpide malgré la longueur de certaines phrases qui couvrent plus d’une page, lorsqu’il s’agit de décrire le déroulement des événements ou les diverses émotions qui se bousculent dans l’esprit des personnages, elle est efficace lorsqu’elle adopte la précision du vocabulaire médical sans alourdir le texte pour autant. On peut la rapprocher de cette remarque faite par l’auteur au sujet des échanges verbaux entre médecins : « Il use de cette langue qu’ils partagent, langue qui bannit le prolixe, comme perte de temps, proscrit l’éloquence et la séduction des mots, abuse des nominales, des codes et des acronymes, langue où parler signifie d’abord décrire, autrement dit renseigner un corps, rassembler les paramètres d’une situation afin de permettre qu’un diagnostic soit posé, que des examens soient demandés, que l’on soigne et que l’on sauve : puissance du succinct. »

Le sixième jour, Andrée Chedid

                Pour éviter que son petit-fils, Hassan, atteint de choléra, ne soit amené à l’hôpital et que l’on ne fasse disparaître son corps, comme le veut le protocole sanitaire, sa grand-mère, telle une louve blessée, le prend en charge et le cache à la vue des délateurs, prompts à la dénonciation pour se faire un peu d’argent. Déjouant tous les pièges inhérents à une telle situation, elle l’entraîne sur une felouque, où ils vont descendre le Nil, à l’abri des regards malveillants, en attendant le sixième jour qui verra soit sa mort soit sa guérison.

                Comme toujours dans ses romans, Andrée Chédid excelle à rendre l’animation qui règne dans les rues de sa ville qu’elle aime tant : les enfants qui mendient, le montreur de singe, le nain qui vend des billets de loterie, le marchand de fruits, le fleuriste ambulant. Lors de la descente du Nil, la grand-mère décrit à l’enfant mourant la vie qui se déroule le long des berges, en espérant lui insuffler le souffle qui le maintiendra dans ce monde : une file de chameaux, un homme sur un âne, des enfants qui jouent, des femmes qui lavent le linge.

                On retrouve beaucoup de chaleur et de bienveillance dans ce texte d’Andrée Chedid où le dépaysement est garanti. On assiste même à la rédemption du traître qui fera tout pour aider cette grand-mère qui aime son petit-fils jusqu’au déni.

Canada, Richard Ford

                Dans la première partie du roman, on assiste à la vie un peu étrange d’une famille de quatre personnes, les parents et deux jumeaux, un garçon et une fille, qui n’arrivent pas à se fixer mais qui finissent par s’installer à Great Falls, dans le Montana. La pause sera de courte durée car pour rembourser des dettes, les parents décident de faire un hold-up dans une banque et ils vont très vite se retrouver en prison, laissant deux adolescents à la dérive. La jeune fille part à l’aventure de son côté. Quant au garçon, la mère avait pris la précaution de le confier à une voisine, au cas où il arriverait quelque chose. Quand l’irréparable se produit, cette personne le conduit chez son frère, un original sans foi ni loi, de l’autre côté de la frontière canadienne, dans une ville abandonnée et en ruines où seuls les silos à grains, dans les champs de blé environnants, et les pompes à pétrole avec le noir qui les caractérise apportent un peu d’humanité à un paysage générateur de solitude et d’ennui, comme celui du film, Bagdad Café, ou des peintures d’Edward Hopper.

                La deuxième partie du livre est un récit initiatique, où Dell, le garçon de quinze ans, va construire sa vie dans un entourage qui ne semble pas le préparer à devenir professeur d’université, comme il le sera plus tard. Il évolue dans un monde interlope où l’on n’hésite pas à tuer pour se débarrasser d’un témoin gênant, où chacun vit sa propre vie sans se soucier du bien-être de son voisin et où, bien sûr, l’alcool est le compagnon de tous les jours. C’est dans cette atmosphère que Dell, qui a un goût irrépressible pour la vie et qui n’a qu’une envie, aller à l’école, va devoir se prendre en charge. Et il y parvient parfaitement. Dès qu’il a fini sa journée de travail, il se cherche des activités pour ne pas sombrer dans la dépression et il arrive à organiser ses soirées de façon astucieuse dans son taudis pourtant bien peu accueillant. Il apprend à chasser avec l’Indien métis, Charley Quarters, même si celui-ci lui fait peur par son manque d’empathie et ses éternelles moqueries. Seul rayon de soleil pour cet adolescent imposé à Arthur, l’amie de celui-ci, Florence, avec qui il discute régulièrement et avec plaisir et qui lui donne quelques conseils sur la vie.

                Dans ce no man’s land hostile, Dell construit progressivement son existence, grâce à son intelligence, à une volonté farouche de s’en sortir et à une force de caractère salvatrice Il se dégage une mélancolie et une tristesse de ce récit où nulle joie n’intervient. Pourtant, on ne peut qu’être admiratif pour ce jeune garçon que la vie n’a pas épargné. L’auteur rend son héros sympathique en nous faisant suivre son raisonnement qui met en valeur son détachement mais aussi sa grande lucidité et son regard d’une étonnante acuité sur le monde des adultes. Autre habileté de Richard Ford : il sait entretenir le suspense en glissant ici ou là dans son texte une petite phrase qui nous projette dans l’avenir de ses personnages et qui nous incite à avancer pour connaître le déroulement de l’action.

                Canada est un roman attachant grâce à son personnage principal et passionnant grâce à la vision très précise et sans concession que Richard Ford nous donne de son pays.

En finir avec Eddy Bellegueule, Edouard Louis

                Dans ce roman autobiographique, Edouard Louis retrace son parcours, depuis son enfance humiliée à cause de son comportement efféminé et son entrée à l’internat du lycée d’Amiens où l’option théâtre va lui permettre de s’éloigner de son milieu modeste qui l’a rejeté et qu’il ne supporte plus. Il évoque ses années au collège qui ne furent que souffrance et vexations et où il devait subir presque quotidiennement les crachats à la figure de deux jeunes voyous. Devant une telle agressivité, il raconte comment il a simulé, tout en éprouvant le plus grand des dégoûts, son attirance pour les filles. Mais, ses camarades de classe ne sont pas les seuls à le tourmenter. Son père et sa mère vivent son homosexualité comme une tare qui entache la famille et cette différence est insupportable et inacceptable dans le monde ouvrier du petit village picard où ils vivent. Tout en faisant le récit de l’histoire de cet enfant mal aimé et en manque d’affection, Edouard Louis fait la critique sociale d’une classe populaire où cohabitent la violence, la vulgarité, le racisme, l’homophobie et l’alcoolisme. Lui-même avoue avoir cédé à certains de ces vils penchants, comme par exemple la violence envers les filles plus faibles que lui ou la boisson à laquelle il s’adonnait avec les garçons de son âge, à l’arrêt du bus près de chez lui.

                C’est en transfuge, comme Annie Ernaux ou Olivier Adam, qu’il porte maintenant un regard détaché sur ce monde où l’indigence culturelle ne permet pas d’envisager un ailleurs différent de l’environnement quotidien où la télévision est allumée du matin au soir et où le travail scolaire n’est pas une priorité. Cet ailleurs existe pourtant. C’est celui dans lequel Eddy Bellegueule vit aujourd’hui, puisqu’il y fait des études de philosophie, à l’Ecole Normale Supérieure. Dans le roman, ces deux mondes sont matérialisés par deux typographies différentes qui séparent définitivement le langage parlé, imagé mais souvent grossier et vulgaire de son entourage et la langue travaillée et littéraire de l’écrivain.

                Ce roman, comme certains ont pu le dire, n’est pas un règlement de compte avec la famille, mais une réflexion lucide et réaliste sur un monde du XXIème siècle où la misère sociale existe avec autant de force que dans les romans de Zola. Pour l’auteur, « ce livre est une tentative pour comprendre », et peut-être pour vivre sa différence sans éprouver le sentiment de culpabilité que sa famille lui a inculqué durant toute son enfance et son adolescence.



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